image 9 months in, 9 months out BIS

Il y deux ans je vous rédigeais un condensé de ma grossesse et de mes débuts de Maman. Comme ce cap du « autant de temps dehors que dedans » me paraît toujours si particulier, j’avais envie de renouveler ce partage avec ces 9+9 mois de Colin.

Seconde grossesse, bis repetita ?

Cette deuxième grossesse ressemble vaguement à la première sur le plan physique, j’ai été en forme jusqu’au bout, tout en contractant énormément. J’ai tout de même senti que mon corps était moins à la hauteur après la première grossesse, tous les maux étaient plus prononcés que la fois précédente.

Psychologiquement, je l’ai vécu mille fois plus sereinement. Enceinte de Léonie, j’avais eu du mal a accepter tous ces changements et avais passé ces 9 mois avec une impatience dingue ! Pour Colin, je savais à peu près ce qui m’attendait, et j’avais envie de profiter de ces derniers moments où Léonie était notre unique centre d’attention.  J’ai attendu patiemment qu’il se décide à venir (en vrai j’ai commencé à en avoir marre la veille de sa naissance, à cause de la canicule !).

Ma seule angoisse (outre tous les problèmes médicaux que tu redoutes quand t’es enceinte), c’était la gestion de Léonie s’il fallait se pointer à la maternité en pleine nuit !

Et puis, avant de le rencontrer, je n’y croyais pas vraiment. Alors je suis allée à mon cours d’aquagym avec des contractions espacées de 15 min. Rassurez-vous, c’était un cours encadré par une sage-femme, dans l’enceinte de l’hôpital, je ne suis pas complètement inconsciente ! Je me rhabille tranquillement en appelant, le Papa, la crèche, la marraine, … Et 30 min plus tard me voilà en salle de naissance. Accouchement sans encombre, mais je ne vous cache pas que j’ai douillé. Bien plus que pour Léonie.

Et pour la petite histoire cool, Colin est né le même jour que son cousin ❤

babybump Colin

La rencontre

Colin est un bébé plutôt calme, mais comme sa sœur il a besoin de téter toutes les 40 min (c’est peut-être le cas de tous les nouveaux-nés en fait ?). Je ne m’étale pas sur le sujet, puisque vous avez eu déjà mon récit d’allaitement. Physiquement, je suis plutôt en forme, j’arrive à me lever assez vite (ce qui n’était pas le cas pour Léonie). L’horreur totale, c’est quand je découvre les « tranchées » du 2ème enfant. Les contractions de l’utérus qui reprend sa taille. Aussi douloureux que les contractions de travail. Sauf que j’ai pas de péridurale et qu’on m’a une peu oubliée pour les anti-douleurs. A part ça, j’ai des suites de couches bien moins douloureuses et désagréables que la première fois. Je ne sais pas l’expliquer, mais je ne m’en plains pas !

Les 3 premiers mois

On est fatigués, parce que Colin est tout petit et qu’il se réveille souvent, mais aussi parce que Léonie est toute chamboulée. La journée, elle est mignonne avec son petit frère, moins tendre avec nous. Et dès qu’il faut aller se coucher, c’est l’enfer. Refus total de dormir. On passe de longues semaine sans avoir de soirée à nous. On ajoute à ça la difficulté de Colin à bien grossir, et un léger reflux qui le gène pour dormir. Psychologiquement c’est dur.
Puis vient l’apaisement. A deux mois Colin commence à dormir (le matelas légèrement redressé pour éliminer le reflux). Pour Léonie ça reste compliqué, mais on trouve un petit rythme. Colin est toujours aussi calme, il devient très souriant, et peu rester longtemps en écharpe comme sur son tapis de jeux. A la rentrée, Léonie retourne à la crèche, et je profite d’un mois de tête à tête avec mon tout petit.

De 3 à 6 mois

C’est maintenant au tour de Colin d’arriver à la crèche. Bizarrement, j’ai trouvé cette séparation plus dure que pour Léonie. Et malheureusement, il n’intègre pas la même structure que sa soeur. Je n’aime pas ça. Les équipes sont sympas, mais comme il passe ses journées à dormir, on ne s’occupe pas beaucoup de lui. Je ne leur reproche pas de respecter le sommeil de mon bébé, bien sûr, mais ça me fait mal au cœur de savoir qu’il n’a eu que peu d’interactions et de câlins pendant la journée. Puis les nuits redeviennent compliqués. Le dérèglement de l’allaitement, les dents, les rhumes, gastro, … Malgré tout ça, il reste le bébé le plus cool et souriant de la terre.
Quant à Léonie, elle semble avoir trouvé sa place, elle est adorable avec Colin, pleine d’énergie, d’humour. A la fin de l’année Colin rejoint la même crèche que sa sœur, ça me change la vie niveau logistique, et je retrouve un environnement que je connais bien. On est fatigués, mais on est pas trop mal.

De 6 à 9 mois

Nos enfants sont des amours (ou presque), mais Colin est incapable de dormir, le rhume quasi permanent, l’abandon du berceau, l’angoisse de séparation, une maturité de sommeil non acquise ? On ne sait pas trop ce qui ne va pas, mais j’ai l’impression qu’on loupe quelque chose. On subit, on fait pas mal de cododo et par miracle les jours où je me sens au bord du gouffre, Colin nous accorde une nuit plus paisible. Et la journée, il est toujours aussi adorable, il progresse follement, rampe, s’assoit, 4 pattes et debout depuis quelques jours, il nous impressionne.
Face à mon désespoir et mes cernes jusqu’au cou, on nous suggère de consulter un ORL pour le rhume continu de Colin. On finit par comprendre qu’il a une otite aigüe et une otite séreuse, il est traité, et miracle IL DORT ! Cet enfant est incroyable, il enchaîne les galères médicales, et il passe son temps à se marrer.

Vous l’aurez compris ce deuxième saut dans la maternité n’est pas simple, mais quand je vois Léonie, allumer la boîte à musique, apaiser Colin avec une voix douce, lui lire une histoire et l’endormir (véridique, je suis partie 3 minutes, Colin à commencé à pleurer, j’entendais tout ce que faisait Léonie, et en revenant il dormait), ou Colin suivre sa sœur partout en rigolant, je meurs d’amour ! Et puis à côté de ça, on n’a jamais arrêter de faire plein de trucs, de bouger avec les enfants, de sortir avec nos copains, de se faire des restos en amoureux, même les semaines où je pleurais d’épuisement ! Alors bien sûr avec tout ça j’ai beaucoup de mal à relancer mon activité, mais chaque jour on optimise notre organisation, petit à petit on récupère de notre manque de sommeil.

A nouveau, j’espère que cette petite page de journal intime vous plaira. Sur le plan création, je reprends du poil de la bête, vous reverrez bientôt de nouvelles pièces couture/tricot !

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4 commentaires

  1. Oh ❤ c’est cool de lire un compte rendu (un peu trop rapide mais quand même) qui soit aussi bien nuancé. J’ai envie d’un deuxième ne serait ce que pour que ma fille devienne grande soeur je vois tous ces temoignages d’enfants de peu d’ecart super complices 😍
    mais d’un autre coté, les blessures, la fatigue terrassante, la solitude… ça me fait hyper peur, je me souviens de m’etre promis PLUS JAMAIS c’etait pour une bonne raison je crois 😂 et puis il faudrait sûrement redemenager, sans compter que cette fois Papa n’est plus indépendant et avec un congé paternité de 15 jours au secours c’est même pas la peine. Bref dans une autre vie, dans une société un peu plus évoluée peut être 😅 des bisous !

    • merci ❤
      C'est sûr que c'est pas de tout repos !!! Je te suis carrément sur le congé paternité, mais un congé parental peut être une solution. Le déménagement ? Ici on est 4 dans 60m2, c'est sûr qu'on serait mieux dans plus grand, mais on est bien. Bon, je vais pas vous pousser à en faire un deuxième, mais si vous en avez vraiment envie, vous trouverez des solutions (Et si l'angoisse de repasser par l'accouchement, les suites de couches, la fatigue…, est plus forte que le désir d'enfant, c'est peut-être que ce n'est pas le bon moment non plus 🙂 ). L'important c'est que vous soyez bien avec votre/vos enfants(s), dans vos baskets, dans votre couple, … Gros bisous

  2. J’ai trouvé cette petite page de journal intime très douce. Même si l’on a déjà été maman, il y a toujours des différences car chaque grossesse et chaque bébé est unique. En tous cas, ça crée de jolis souvenirs… Notamment la scène que tu décris où Léonie endort son frère… (je fonds !)
    À bientôt,
    Charlotte.

    • Merci beaucoup Charlotte !
      C’est sûr que d’un enfant à l’autre ça change, et je trouve ça génial de voir que si petits, ils sont déjà si différents, sur le développement, le caractère, … Et ces moments trop craquants entre frangins, quel bonheur !!!

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